Les communiqués
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02/09/2010 :
STRASBOURG 8 SEPTEMBRE 2010 Mobilisation contre la libéralisation des Postes en Europe
STRASBOURG 8 SEPTEMBRE 2010
Mobilisation contre la libéralisation des Postes en Europe
Des postiers, des syndicalistes, des parlementaires européens et des citoyens manifesteront le 08 septembre 2010 devant le Parlement européen à Strasbourg pour réclamer l'arrêt de la libéralisation du marché postal et soutenir l'initiative de députés européens qui exigeront un moratoire de la directive postale en séance plénière le même jour.
Les manifestants affirmeront que le passage à un statut d'entreprise postale privée n'engendre que du chômage, des atteintes aux conditions de travail et une dégradation de la qualité des services rendus aux usagers.
UNI Global Union, qui est le syndical mondial du secteur postal et de la logistique et représente 157 syndicats et 2,5 millions de travailleurs dans le monde avait demandé à l'Union européenne d'instituer immédiatement un moratoire sur la mise en application de la 3e directive postale, qui ouvre la voie à la privatisation des services postaux dans l'ensemble de l'Europe.
Cette mauvaise politique de libéralisation conduit inévitablement à la catastrophe, comme nous l'avons récemment constaté en Allemagne et aux Pays-Bas, où les entreprises postales exigent une baisse des salaires et annoncent de vastes suppressions d'emplois, tandis que les tribunaux statuent contre des garanties précédemment négociées " avait déjà déclaré Neil Anderson, Chef d'UNI Poste & Logistique devant le parlement européen à Bruxelles le 14 avril 2010.
Il ressort en effet d'une étude mondiale conduite par UNI dans 12 pays, que la libéralisation totale du marché postal est inefficace car on peut faire le constat aujourd'hui que la qualité du service s'est profondément dégradée partout.
Sur les marchés postaux déjà libéralisés, la libéralisation s'accompagne également de suppressions d'emplois dévastatrices, accroît la précarité du travail et conduit à des réductions de salaire.
C'est le cas en France avec des suppressions d'emplois très importantes (8 833 en 2009 après les 7 660 de 2008), des restructurations et des réorganisations de services qui se traduisent par une dégradation sans précédent des conditions de travail.
Le combat mené en France contre le changement de statut de l'entreprise, passait déjà par l'exigence du développement d'un grand service public postal rénové et s'inscrivait dans une démarche plus globale d'une réappropriation démocratique des services publics répondant aux besoins actuels des usagers mais aussi aux besoins d'une nouvelle politique de développement économique et social aussi bien nationale qu'européenne.
En participant à cette manifestation, la CGT, la CFDT et FO réaffirmeront leur opposition totale à la directive postale européenne et en exigeront son retrait. votre modèle...Paris, le 2 septembre 2010
27/08/2010 :
Appel solennel à la mobilisation des postières et des postiers
Appel solennel à la mobilisation des postières et des postiers pour le retrait du projet de loi sur les retraites
Force Ouvrière Communication appelle l'ensemble du personnel du groupe La Poste à se mobiliser massivement lors de la grève du 7 septembre prochain et à manifester pour le retrait du projet de réforme des retraites imposé par le Gouvernement. FOCOM participera avec les autres organisations syndicales aux manifestations.
Après le 15 juin qui a réuni 70 000 personnes dans les rues de Paris, nous poursuivons notre combat pour exiger le retrait du projet de loi actuel qui remet notamment en cause le droit à la retraite à 60 ans. Nous estimons qu'une autre réforme sur les retraites, fondée sur la justice sociale et le progrès social, est indispensable pour garantir le droit à une retraite décente. FO propose entre autres : la taxation des bénéfices non réinvestis (5 milliards) ; la taxation du capital (11 milliards) ; la mise à contribution de l'intéressement et la participation distribués souvent en lieu et place de salaires (3 milliards) ...
Force Ouvrière rappelle ses revendications :
Force Ouvrière communication sera pleinement engagée le 7 septembre sur la base de l'exigence de ses revendications et du retrait du texte actuel.- maintien de l'âge à la retraite à 60 ans,
- rejet de tout allongement de la durée de cotisation : 40 ans c'est déjà trop !,
- prise en compte réelle de la pénibilité,
- maintien des 15 annuités pour bénéficier du service actif ;
- prise en compte de la situation de nombreuses femmes (carrière interrompue, mère de 3 enfants...)
- maintien du code des pensions.
Paris, le 27 août 201002/07/2010 :
La CDC négocie son prix d'entrée dans La Poste
La Poste va bénéficier d'une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros, dont 1,2 milliard apporté par l'Etat et 1,5 milliard par la CDC. Encore faut-il s'entendre sur la valeur de La Poste pour déterminer le niveau de la participation de la CDC à son capital.
Selon la presse, « l'acheteur » (la CDC) valorise La Poste à 1,8 milliard d'euro, dette comprise, alors que « le vendeur » (l'Etat) affiche 9,5 milliards. Il y aurait donc un écart de 7,7 milliards d'euros entre les deux propositions.
FO COM s'interroge sur la pertinence de la proposition de la CDC. Effectivement, La Banque Postale représente à elle seule une valeur supérieure à 8 milliards d'euros.
N'oublions pas cependant que la CDC doit se comporter « investisseur avisé, dans le strict respect de ses intérêts patrimoniaux ». Est-ce compatible avec le coût des missions de service public, inscrites dans la loi postale (aménagement du territoire, accessibilité bancaire, transport de la presse, service universel). Rien n'est moins sûr... D'autant plus que le non remplacement de trois postiers sur quatre partant à la retraite ne permettra pas de respecter les missions de service public.
FO COM ne peut qu'émettre de vives inquiétudes sur « l'état d'esprit » des dirigeants de la CDC. Rappelons que Michel Bouvard qui préside la commission de surveillance de la CDC a rappelé l'objectif affiché de cet investisseur : l'investissement doit offrir une perspective de rentabilité similaire à la moyenne des autres actifs du groupe CDC. Or celui-ci exige, dans certains cas, des taux de rendement qui peuvent s'élever jusqu'à 15 %, comme à TDF.
FO COM sera très vigilante par rapport au comportement des administrateurs de la CDC.Paris, le 2 juillet 2010
Contact : Jacques DUMANS / Tél. 06 83 44 68 86
02/07/2010 :
Cour des comptes : FO COM n'acceptera pas de plans sociaux à La Poste
Dans un article de presse tendancieux, La Poste serait épinglée dans un projet de rapport de la Cour des comptes.
FO COM jugera sur pièce dès qu'elle aura la connaissance exacte du rapport définitif de la Cour des comptes.
Réagissant au contenu de l'article de presse, FO COM s'insurge contre les préconisations ultralibérales de la Cour des comptes. Les sages ne cessent d'attaquer le modèle social de La Poste. L'état des lieux est sévère mais injuste. Seul le critère de comparaison avec les autres pays européens compte. Où sont passées les missions de service public qui constitue la colonne vertébrale de La Poste ? Comment peut-on comparer le produit net bancaire de La Banque Postale qui est une banque « pas comme les autres » et qui, dans une attitude de responsabilité sociale aide les clientèles les plus démunies avec celui des réseaux bancaires classiques ? Quid de l'unité du groupe ?
Pour FO COM, il est insupportable d'accepter ces incantations libérales mais surtout antisociales. « Le groupe doit faire des économies sur ses frais de personnel » soi disant : cette vision purement économique ne laisse pas transparaître la souffrance physique et psychique des postiers. FO COM sera toujours à leur côté pour défendre leurs intérêts mais aussi le modèle social d'une entreprise dont les conditions de travail se dégradent continuellement.
La Cour des comptes diffuse dans son rapport une vision tristement consumériste de La Poste sans tenir compte de la composante humaine : celle des salariés et des fonctionnaires qui « font marcher la boutique ». Les sages saluent les réorganisations des 1000 plus gros bureaux, l'extension des horaires, le développement des automates, la lutte contre l'attente dans les files. La poursuite accélérée d'une telle politique conduira à une déshumanisation de l'entreprise publique avec des ravages humains considérables. FO COM ne saurait cautionner de telles préconisations économiques conduisant à des réductions de frais de personnel, alors même que les missions de service public mettent en exergue l'insuffisance des moyens humains.
Même des arguments en faveur d'une poste forte et humaine sont inversés et balayés d'un trait. Ainsi, pour la Cour, le respect de distribution à J 1 stagne au niveau médiocre de 85%. Pour FO COM, la baisse continuelle des moyens financiers et humains expliquent le plafonnement de 85%, ce qui est remarquable dans un tel contexte.
A travers ce rapport, la Cour des comptes cherche-t-elle à conforter le processus de privatisation que nous avons maintes fois combattu.
FO COM tient à rappeler qu'elle luttera sans cesse pour maintenir un modèle social qui impacte plus de 270.000 agents et leur famille. Notre organisation fera tout son possible pour rétablir des conditions de travail saines dans un cadre de travail honnête.Paris, le 2 juillet 2010
Contact : Jacques DUMANS / Tél. 06 83 44 68 86
03/06/2010 :
Souffrance au travail : La Poste encore pointée du doigt !
Un courrier du syndicat professionnel des médecins de prévention de La Poste adressé à Jean-Paul Bailly, président du Groupe La Poste, dresse un constat accablant de l'impact des organisations du travail et des réorganisations permanentes à la Poste.
Pour Force Ouvrière, qui ne cesse de tirer la sonnette d'alarme, notamment sur les dégradations de la vie au travail à La Poste, cette déclaration des médecins de prévention confirme les situations de souffrance et de stress qui se multiplient.
L'empilement des réformes, les restructurations à la hussarde, la recherche de productivité à outrance, une pression commerciale individuelle et quotidienne, ont pour effet d'accroitre le taux d'absentéisme, le mal être au travail, des inaptitudes et parfois des tentatives de suicides...
La responsabilité de La Poste dans la dégradation catastrophique des conditions de travail est désormais sans équivoque.
La Poste doit dès maintenant mettre en œuvre toutes les mesures qui s'imposent pour rétablir la confiance avec les personnels et ses représentants.Paris, le 3 juin 2010Contact : Norbert Demé / Tél : 06 81 93 65 9112/05/2010 :
Médecins de préventions, experts confirment les propos de FO concernant la souffrance au travail
S'il faut savoir raison garder, La Fédération FO COM n'entend pas se taire face au stress, à la détérioration de plus en plus grande des conditions de travail des salariés de France Télécom et de La Poste.
A France Télécom, une nouvelle fois nous vivons deux suicides d'agents dans le Nord-Pas-de-Calais. FO COM s'est portée partie civile sur la plainte déposée contre l'entreprise. Concernant France Télécom, les accords stress ne sont pas à la hauteur de la crise sociale que traverse l'entreprise.
A La Poste, une nouvelle tentative de suicide en Isère met en émoi l'ensemble du personnel. FO COM s'est aussi exprimée le 8 avril 2010 pour dénoncer les restructurations tous azimuts.
Constatons que dans un dossier adressé au Président de La Poste, les médecins de prévention à La Poste confirment notre demande d'AGIR VITE.
Les rapports annuels des médecins de La Poste soulignent depuis plusieurs années une dégradation de la vie au travail
Quelques extraits de ce dossier :
La Poste doit entendre et prendre toutes les mesures qui s'imposent. FO COM y veillera.- Des suicides ou des tentatives de suicide, dont on peut penser qu'ils sont exclusivement liés à des situations de vie professionnelles, surviennent dans toutes les régions, dans tous les métiers et aux différents niveaux de l'entreprise.
- Le taux d'absentéisme pour maladie atteint des seuils sans précédent.
- Les accidents de travail et les maladies professionnelles sont en très fortes augmentation.
- Le mal être au travail touche tous les niveaux opérationnels de l'entreprise. Les agents et leurs encadrants traversent des réorganisations rapides et successives, sont confrontés à des injonctions contradictoires sans avoir de perspectives d'amélioration. Cette situation est mesurée au quotidien par les médecins de La Poste.
- Les agents de distribution sont confrontés à de situations d'épuisement physique et psychique. Cela est lié aux nouvelles organisations de travail, dont la mise en oeuvre est très variable d'un établissement à l'autre.
- Ainsi la Poste crée des « inaptes » physique et psychologique.
Paris, le 11 mai 201003/05/2010 :
Hold-up sur le capital de La Poste
Pour soi-disant garantir l'avenir de La Poste, la loi de transformation en société anonyme prévoit une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros, co-financée par l'Etat et la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
Prétextant la crise économique, la chute du courrier et le poids de la dette, la CDC lance une campagne d'influence visant à minorer la valeur du capital de La Poste : voir article du Monde du 28 avril « Pour la CDC, La Poste vaudrait entre 3 et 4 milliards ».
Dans quel but ? Engranger le maximum d'actions à bon marché pour s'accaparer la gouvernance de La Poste ! La CDC voudrait-elle imposer une vision purement financière de l'entreprise publique ?
La CDC se comporte déjà en actionnaire influent. Force Ouvrière n'est pas dupe ! La sous-valorisation du capital de La Poste, cautionnée par les agences de notation et des experts complices, n'a qu'un seul but : préparer la future privatisation de La Poste !
Pour FO Communication, la CDC ne doit pas être le Cheval de Troie de futurs actionnaires privés qui se verraient offert sur un plateau le capital d'une entreprise publique au moindre coût.
Pour FO COM, La Poste doit rester maître de son destin pour assurer pleinement ses missions de service public.
Paris, le 30 avril 201008/04/2010 :
Suicides à La Poste : pour FO COM il faut agir vite
Depuis des mois les salariés de La Poste vivent une situation qui ressemble de plus en plus à celle subie par les salariés de France Télécom. Des postiers ont tragiquement mis fin à leurs jours depuis 2009.
FO COM ne cesse de dénoncer et d'alerter les patrons de La Poste sur le management, les pressions, les conditions de vie et de travail de tous les agents.
Nous n'avons pas le sentiment d'être entendu et surtout, que La Poste prenne toutes ses responsabilités.
Pour FO COM, ces drames traduisent un mal de vivre, une souffrance au travail, qui trouve - pour partie - son origine dans ces restructurations tout azimut, diminution de la masse salariale, pressions inadmissibles des dirigeants de La Poste. Pour FO COM, cette situation est inadmissible et intolérable.
Trop c'est trop. Aussi, avec les personnels, FO COM exige l'arrêt immédiat de toutes les restructurations et des méthodes managériales de La Poste, d'où qu'elles viennent.
Le dialogue social ne doit se concevoir que dans le respect mutuel des partenaires sociaux, donc des agents.
Devant la gravité des situations, La Poste doit prendre des décisions concrètes et efficaces si elle veut garder la confiance des postières et des postiers.
IL FAUT des actes forts, rapides. FO COM attache une haute importance à ce dossier qui est prioritaire, car il s'agit de la santé et de la vie des personnes.
Ce jour, FO COM est reçu par M. ROUTIER, Directeur du courrier, et ne manquera pas de rappeler ces revendications afin que cette situation cesse.
Paris, le 8 avril 201002/03/2010 :
FOCOM soutient les syndicats grecs et espagnols
Les délégués du 21e Congrès de la Fédération Force Ouvrière de la Communication apportent leur soutien total aux syndicats grecs et espagnols qui entament le combat, avec les salariés et tous les citoyens de leurs pays, contre l'austérité que prétendent leur imposer l'Union européenne et le FMI.
Ils les encouragent, ainsi que les syndicats des autres pays montrés du doigt, à lutter contre ceux qui, seuls responsables des dérives financières, ont conduit à la crise et osent, aujourd'hui, faire supporter aux peuples les conséquences de fautes dont ils ne sont nullement responsables.
Motion adoptée à l'unanimité.Paris, le 25 février 201002/03/2010 :
La Poste doit redevenir un établissement public
Les délégués du 21e Congrès de la Fédération Force Ouvrière de la Communication, réunis du 24 au 26 février 2010 à Issy les Moulineaux, considèrent que la transformation, le 1er mars, de La Poste en société anonyme ne clôt pas le combat contre la privatisation.
Cette loi, illégitime, FO COM en réclame l'abrogation et revendique le retour au statut d'établissement public, avec un financement public de l'intégralité des missions de service public. Il appartiendra au peuple, le moment venu, de décider par référendum de l'avenir de La Poste, service public national, propriété de tous. Aujourd'hui, comme hier, FO COM appelle les postières et les postiers à être le fer de lance du retour à un vrai service public postal.
Motion adoptée à l'unanimité.Paris, le 25 février 201020/01/2010 :
FO gagne les élections chez EXAPAQ, filiale de La Poste
Les salariés de la société Exapaq, filiale de La Poste, viennent de participer à leur première élection des représentants du personnel (CE/DP).
Force Ouvrière l'emporte haut la main avec 40,74 % des suffrages. Elle devient la première organisation syndicale chez Exapaq.
Les résultats des autres organisations syndicales qui ont présenté des listes au premier tour sont les suivants : CFDT 27,2 % ; CGT 19,44 % ; CGC 5,46 % ; UNSA 5,37 % ; CNT 1,76 %
Cette société, spécialisée dans le transport et la distribution de colis express, a un effectif de 2000 salariés répartis en 65 établissements sur tout le territoire. Elle compte 30 comités d'établissement.
Ce résultat conforte FO comme première organisation syndicale au sein de la holding Géopost. FO renforce ainsi ses positions au sein du comité de groupe France et du comité de groupe européen de Géopost. Paris le 18 janvier 201018/11/2009 :
Alternative Post : L'ARCEP ne joue pas son rôle et outrepasse ses droits
Les déboires de l'opérateur Alternative Post et le désarroi de ses salariés confirment que la libéralisation totale du courrier se heurte à une donnée de base : le domaine postal relève d'un monopole naturel. Il serait temps que le Gouvernement et le Parlement, qui persistent à valider une loi mortifère pour le service public postal, comprennent que l'ouverture totale à la concurrence signifie pour les usagers insécurité et hausse de prix, pour les salariés précarité et conditions de travail lamentables.
L'affaire Alternative Post, triste cas d'école, démontre aussi les failles et manquements de l'ARCEP. En effet, cette agence de régulation à laquelle l'État, contrairement à d'autres pays européens, concède des pouvoirs réglementaires exorbitants, exerce mal sa mission tout en outrepassant ses droits.
La déconfiture d'Alternative Post prouve que l'ARCEP a, pour le moins, attribué avec légèreté une autorisation d'exploitation et qu'elle a manqué de vigilance pour vérifier les conditions de traitement du courrier par cette entreprise, notamment en termes de sécurité.
Le plus grave est qu'elle a donné son feu vert à Alternative Post alors que cet opérateur utilise pour ses envois un « code de géolocalisation » et non une adresse normale, ainsi que le stipule la loi en vigueur jusqu'en janvier 2011. Ainsi, l'ARCEP anticipe les évolutions législatives pour accélérer la concurrence ! Du coup, Alternative Post se vante ouvertement, sur son site internet, de « contourner la législation »...
Face à ce qui peut être interprété à la fois comme de la légèreté et de l'excès de pouvoir, la fédération FO COM va saisir la justice afin que la décision prise par l'ARCEP d'autoriser Alternative Post à exercer soit cassée. Paris, le 18 novembre 200910/11/2009 :
FO Communication continue son combat contre la privatisation de La Poste
Dans la nuit du 9 au 10 novembre, les sénateurs ont voté le changement de statut de La Poste.
Force Ouvrière, syndicat républicain, prend acte de cette décision.
Les débats au Sénat ont démontré que le projet initialement voulu par le président de La Poste et le Gouvernement devait être fortement amendé. La parole est maintenant aux députés.
FO continuera donc à faire entendre ses arguments auprès des représentants de l'Assemblée Nationale dans le but que ce projet n'aboutisse pas.
Pour FO, il n'y a pas de combat perdu d'avance. L'avenir du service public et de l'emploi mérite d'être toujours défendu avec autant de force.
Le changement de statut de La Poste est le début d'un processus de privatisation dont les conséquences à terme seront, comme dans toute l'Europe, le démantèlement des postes historiques, des suppressions massives d'emploi ainsi que la rupture du lien indispensable avec les citoyens.
C'est pourquoi FO COM appelle les postiers à la grève dès le 24 novembre. Paris, le 10 novembre 2009
05/11/2009 :
FO Communication exige le retrait du projet de loi de changement de statut de La Poste
40% de grévistes le 22 septembre 2009 et 2,3 millions d'usagers le 3 octobre 2009 ont exigé le retrait du projet de loi !
Sourd et aveugle, le Gouvernement persiste !
Outre les menaces sur le statut, ce sont les emplois par milliers et le financement de la présence postale qui sont en danger.
FO COM appelle les postiers à organiser la riposte à la hauteur de l'enjeu.
FO COM considère qu'il faut appeler les postiers à la grève jusqu'au retrait du projet de loi. Paris, le 5 novembre 2009
20/10/2009 :
Les cadres de La Poste ne sont pas les porte-parole du Gouvernement...
M. Estrosi, ministre chargé de l'Industrie, s'est adressé aux 70 000 cadres de la Poste pour tenter de les convaincre du bien-fondé de la transformation de l'établissement public en société anonyme.
A lire son discours où flatteries et menaces se mêlent aux accents pseudo-gaulliens, il a surtout affirmé l'inverse de ce qu'il voulait démontrer, confirmant que le statut actuel a permis à La Poste de se développer !
Mais l'essentiel n'est pas là. Que le ministre s'exprime, c'est son droit et, de son point de vue, son devoir. A ceci près qu'il est sorti de son rôle en exigeant des cadres qu'ils aillent hors de l'entreprise « à la rencontre des Français », devenant ainsi les propagandistes d'un discours politique. Les Français, eux, sont déjà allés à la rencontre du Gouvernement, le 3 octobre dernier, et ce dernier leur a fermé la porte au nez.
Le ministre aurait-il oublié qu'un projet de loi ne possède ni la légitimité ni la force juridique d'une loi ? Un projet de loi demeure un texte politique dont la nature partisane reste soumise à la critique...
Il est admis qu'un cadre puisse, à l'intérieur de l'entreprise, être amené à développer les tenants et les aboutissants d'une loi promulguée. Il est concevable qu'il puisse présenter, en acceptant la contradiction, les grandes lignes d'une réforme, toujours dans son milieu de travail. En revanche, il est inadmissible qu'il soit conduit à défendre un projet de loi « extra muros », auprès d'usagers, de clients, de citoyens.
Être au service de l'État ou du service public n'oblige pas à devenir le faire-valoir ou le prosélyte d'une majorité politique. L'injonction de M. Estrosi est déplacée et dangereuse. Aussi bien pour la démocratie que pour la neutralité statutaire des fonctionnaires et le respect des droits des salariés.
FO COM rappelle aux cadres de La Poste que, conformément aux principes fondamentaux du droit, c'est en leur âme et conscience qu'ils peuvent choisir d'obtempérer ou non à la ferme « invitation » du ministre.
FO COM soutiendra, y compris par des moyens juridiques, celles et ceux qui n'accepteraient ni cette atteinte à leur liberté d'opinion, ni cet abus de pouvoir. Paris, le 20 octobre 2009
15/10/2009 :
FO COM suspend toute négociation à La Poste durant le débat sénatorial
Afin de prolonger l'élan populaire créé par la votation citoyenne du 3 octobre, FO COM appelle tous ses syndicats à se réunir avec ceux des autres organisations, conformément à la décision prise en intersyndicale le 13 octobre.
Les postières et les postiers doivent renforcer leur mobilisation pour que le Gouvernement renonce à son projet de loi de privatisation.
Le Bureau fédéral de FO COM appelle à la suspension de toute négociation au sein La Poste durant le débat sénatorial. Paris, le 15 octobre 2009
13/10/2009 :
Les Français valident la votation citoyenne sur La Poste
La Fédération FO de la Communication constate que le sondage BVA paru le 13 octobre dans les Echos et diffusé sur France Info conforte la légitimité de la votation citoyenne sur La Poste du 3 octobre 2009.
Le verdict est clair : 59% des Français jugent que le Gouvernement doit tenir compte de la consultation du 3 octobre « en renonçant à l'ouverture du capital de La Poste parce que cela conduira à sa privatisation ». Cette étude confirme les précédentes quant au refus, par la population, de la société anonyme postale.
FO COM rappelle que, dans un sondage IFOP publié avant la votation, 59% des personnes interrogées exprimaient également leur souhait de voir le Gouvernement organiser un référendum. Le message est clair : les Français ne veulent pas de la privatisation. Ils veulent aussi décider eux-mêmes de l'avenir de La Poste.
Tandis que M. Estrosi met en cause la valeur des sondages, le président de la République feint toujours de ne pas entendre le pays. Il n'a toujours pas donné suite à la demande d'audience formulée par le Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum.
Faire litière de deux millions trois cent mille voix et de sondages concordants confine à la cécité intellectuelle et morale. FO COM demande solennellement au président de la République de prendre enfin la mesure d'un problème que ne sauraient traiter ni l'esquive ni un débat parlementaire expédié. Paris, le 13 octobre 2009
06/10/2009 :
Le temps du mépris
De la votation citoyenne du 3 octobre, tous les observateurs sérieux et honnêtes tirent au moins deux enseignements. D'une part c'est un véritable succès ; d'autre part le Gouvernement et le Parlement, dans une démocratie digne de ce nom, ne peuvent ignorer ce message fort adressé par le pays.
Lancée par FO COM le 18 août 2008, l'idée d'un référendum d'initiative populaire a prit son essor grâce aux volontés conjointes de plus de 60 organisations syndicales, politiques et associatives rassemblées en Comité national. Désormais la perspective de cette consultation référendaire est devenue incontournable.
Remplaçant la hauteur de vue par la mesquinerie vindicative, le Gouvernement traite avec commisération ceux qui se sont exprimés alors que tout est fait pour les bâillonner. A entendre certains, les plus de deux millions de votants seraient des naïfs manipulés....
Incapable de résister par la raison aux arguments de ses contradicteurs, le Gouvernement remplace le débat par l'invective. A l'image du trio composé de messieurs Raffarin, premier ministre honoraire, Estrosi, ministre approximatif, et Lefebvre, député repêché.
Aujourd'hui, pour débattre il faut se contenter d'officines libérales dites « Think Tank », mandatées pour pallier une pensée défaillante.
Usagers et postiers méritent mieux. Ils exigent un large débat public, conduisant à un projet alternatif digne du service public postal. Ils veulent décider eux-mêmes de l'avenir de La Poste, par référendum. Paris, le 6 octobre 2009
01/10/2009 :
FO COM fait condamner La Poste
À la demande de FO COM, le TGI d'Evry a condamné La Poste pour avoir mis en place un régime de travail en 4 semaines sans accord (décret du 4 nov. 2008 relatif à la loi du 20 août 2008).
Le tribunal reprend l'argumentation soutenue par le secteur juridique de FO COM selon laquelle l'accord ARTT de 1999 est toujours valide et que, conformément à celui-ci, les régimes de travail au-delà de la semaine s'expriment en cycle et ne peuvent découler que d'un accord collectif.
Il en découle que toute mise en place unilatérale par La Poste de régimes pluri-hebdomadaires est manifestement illégale.
Pour FO COM, il est urgent que La Poste sorte de l'illégalité en ouvrant des négociations partout où elle a mis en place des régimes de travail unilatéraux, sauf à vouloir encourir de nouvelles condamnations. Paris, le 1er octobre 200925/09/2009 :
FO COM demande que La Poste bénéficie du grand emprunt
Le Secrétaire général de FO Communication, Jacques Lemercier, a adressé un courrier à MM. Juppé et Rocard, co-présidents de la Commission du grand emprunt national, pour leur demander de rendre La Poste éligible au grand emprunt national.
En effet, alors que la SNCF, comme d'autres entreprises, va bénéficier de cette manne financière, il serait discriminatoire d'en écarter La Poste. Dans son argumentation, Jacques Lemercier rappelle que « La Poste, avec 272 000 agents dont 100 000 facteurs, est essentielle pour la vie des territoires. Elle est un puissant vecteur de cohésion sociale (...). Par ailleurs, nous ne devons pas perdre de vue que La Poste est le second employeur de France ».
Insistant sur le haut niveau de qualité que La Poste doit maintenir et développer pour ses missions de service public (présence territoriale, transport de la presse, service universel, accessibilité bancaire), Jacques Lemercier estime « qu'on peut légitimement affirmer que l'avenir de La Poste relève d'une priorité nationale au même titre que les télécommunications, l'énergie ou les transports ». Paris, le 25 septembre 2009
17/09/2009 :
FO COM réagit aux propos de M. Estrosi sur La Poste
Les propos tenus par M. Estrosi, le 15 septembre dernier devant les cadres supérieurs de La Poste, suscitent les remarques suivantes de la part de FO COM :
C'est pourquoi FO COM demande, solennellement, que La Poste, vecteur d'aménagement du territoire et prestataire de lien social puisse aussi bénéficier des fruits du grand emprunt pour assurer son développement. Paris, le 17 septembre 2009- Le ministre a jugé utile de rappeler que c'est à la demande du président de La Poste que le projet de changement de statut a été mis en œuvre...
- Le ministre entretient un flou révélateur sur les besoins réels de financement de l'entreprise : il évoque 2,7 milliards alors que le président de la République, le 19 décembre 2008, fixait la barre à 6 milliards...
- Le ministre annonce que les textes relatifs aux missions de service public, jusque là éparpillés, seront rassemblés dans un même corpus. FO Communication estime que ce regroupement rédactionnel ne résout en rien la question concrète du financement des dites missions. (1 milliard de surcoût annuel non compensé par l'Etat).
- Le ministre avance un argument nouveau : la participation de la Caisse des dépôts au futur capital de La Poste ne serait plus une conséquence mais la cause de la transformation en société anonyme ! Il dit « la Caisse des dépôts ne peut juridiquement pas souscrire à l'augmentation du capital d'un établissement public ». Allégation surprenante : la Caisse des dépôts finance des établissements de droit public tels que le Fonds national des solidarités actives (R.S.A.), l'ACOSS etc....
- Le ministre admet ce que FO explique depuis des mois : la nature du futur éventuel capital de l'entreprise est ambiguë : M. Sarkozy parle « d'acteurs publics », le projet de loi hésite entre « l'État » et le « secteur public ». Ce n'est pas la même chose, d'autant que le Gouvernement admet, à propos de la transformation à venir de l'AFP en société nationale, que les capitaux d'État n'ont pas la même signification que ceux de la Caisse des dépôts...
- Enfin FO constate que personne ne parle de modifier le statut de la SNCF, établissement public en concurrence totale le 1er janvier 2010, qui investit sans problème à l'étranger à comme la RATP à et qui bénéficie à comme la RATP à d'un droit de tirage constant sur les finances publiques. Avec en prime l'éligibilité à la manne du grand emprunt d'État.
14/09/2009 :
Menaces sur l'IRCANTEC : FO alerte les élus locaux
La Fédération FO de la Communication a adressé un courrier aux présidents des associations nationales d'élus locaux. L'objet de cette lettre porte sur les graves menaces qui pèsent sur l'avenir du régime de retraites complémentaires IRCANTEC : son équilibre financier et la situation de ses ayants-droits sont en péril.
L'IRCANTEC englobe les agents publics non fonctionnaires et les élus locaux. Il se trouve que la transformation de la Poste en société anonyme entrainerait ipso facto le basculement des personnels non-fonctionnaires de La Poste (150 000) sur l'AGIR-ARRCO, régime de droit commun. Avec une sanction immédiate pour les salariés, assimilable à une double peine : des cotisations majorées de 16% à 26% pour des retraites diminuées d'au moins 13% !
C'est pourquoi FO COM a réclamé au Gouvernement qu'il s'engage à pérenniser les droits acquis des salariés par le maintien des postiers au sein de l'IRCANTEC.
D'autant qu'un transfert vers l'AGIR-ARRCO aurait un effet collatéral redoutable pour les élus locaux et les agents non-fonctionnaires de l'ensemble de la fonction publique, eux-mêmes cotisants à l'IRCANTEC. Le départ des postiers romprait l'équilibre financier de leur régime de retraite...
C'est pourquoi FO COM a jugé opportun d'alerter les associations nationales d'élus sur les effets pervers, largement occultés, du projet de loi sur La Poste. Paris, le 14 septembre 2009


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